La restructuration d'un institut médico-éducatif implique la prise en compte fine de ses usagers et de leurs besoins spécifiques. Ce projet accueille environ 80 personnes. Le critère de leur confort est traité avec soin et sert d'arbitrage quand nécessaire. Des bâtiments existants occupent la parcelle du projet. La démarche bioclimatique s'applique à réorganiser et réaménager les espaces intérieurs afin d'harmoniser les usages avec le confort thermique, visuel et acoustique. Les bâtiments neufs sont implantés parmi les bâtiments existants en fonction d'arbitrages entre l'apport de lumière naturelle, la solarisation d'hiver, les protections solaires et la ventilation naturelle. Ainsi l'extension se connecte aux bâtiments existants sous forme d'une courbe permettant de structurer la nouvelle organisation des espaces et d'ouvrir des vues sur le lointain. La gestion du confort visuel, aussi bien naturel qu'artificiel, est un arbitrage fort pour le confort des personnes accueillies. Le bois notamment est très présent dans le projet. D'une part, il permet de concevoir une enveloppe performante passive et d'autre part influence le confort des usagers avec un ressenti de chaleur par opposition aux parois froides. Le traitement de confort d'été est géré par les protections solaires et par l'ouverture d'ouvrants en impostes permettant une surventilation naturelle. La surventilation naturelle hygiénique mise en place dans la plupart des locaux du bâtiment neuf évite les consommations électriques liées aux ventilateurs et de matières par l’absence de gaines. Elle se caractérise par des entrées d'air autoréglables en façade et des tourelles d'extraction d'air en toiture, éléments dimensionnés pour une bonne qualité d'air intérieure.